18 ans, et oui, Héloïse, c’est aujourd’hui
Ça n’arrive qu’une seule fois dans une vie
Et même si ça parait une lapalissade
Tu es blonde, ce n’est pas une galéjade
Alors laisse-moi donc te conter ce court mot
Même si de court, il va te pendre haut
Puisque de hauteur, il m’en faudra
Pour qu’à ta taille, trop ne taillera
Même si je ne suis pas tonton
Juste un beau-père un peu félon
C’est donc en juillet, que tu naquis
Le 31, c’était un mercredi
Ta maman s’en souvient encore
Elle a gardé quelques rebords
Qu’elle a largement perdu d’ailleurs
Pour notre plus grand bonheur
Rapidement, devant ton sourire, elle s’ébahit
Elle a gardé pour toi cet air ahuri
Et depuis ne cesse de lancer des louanges
A toi, sa fille Héloïse, mais serais tu un ange ?
Certainement pas, et je vais vous le conter
Avec gentillesse, finesses, et maintes amabilités
En parlant de comté, tu n’es pas la dernière
A en manger tellement, qu’il arrondi ton derrière
Mais, ola, le gens tu te permets bien tôt la critique
D’une jeune fille, qui ne supporte pas les moustiques
Ni même, les remarques un peu acerbes
Qui pourrait la froisser, lui faire dire de hauts verbes
Mais que nenni Héloïse, jamais ne se fâche
Même si parfois, ton vocabulaire est à la hache
Quelques grossièretés, des sonorités maladroites
Qui heurtent nos oreilles, quelque peu renégates
Mais, oublierais-je de toi un trait de caractère
Mais si bien sûr, je ne saurais le taire
De caractère en somme, il ne s’agit point
Plutôt d’une particularité, dont nous sommes témoin
Héloïse est, comme le meunier, elle dort
Dépassé 22 heures, lui demande un effort
En toute circonstance, devant la télé,
Avec des amis, pendant une séance au ciné
Elle dort, elle dort, tellement bien
Que Samuel dans le creux de mon oreille s’en plaint
Et Héloïse, elle mange, mais pas n’importe quoi
Tout ce qui ne glisse pas dans ses doigts
Se retrouve dans son ventre, son bedon,
Mais aussi dans ses joues, c’est tellement mignon
Trêve de sarcasmes, et de vilenies malhabiles
Il fallait que pour l’hiver je t’habille
Ça c’est fait, et pour quelques années
Enfin, pour une au moins, je t’ai pas loupé
Je suis tout de même un beau papa heureux
D’avoir une belle fille comme toi sous mes yeux
Et même si demain nos quotidiens vont bien changé
Je suis sûr qu’à Vattel tu vas bien t’éclater
Tu as choisi cette école du bon compromis
Entre ton amour de la restauration et du lit
Et pour finir mon discours un peu lourd
Je voulais te souhaiter pour l’avenir plein d’amour
Et que tous ceux qui sont avec moi ce soir
A défaut de cadeau, t’offre mon histoire
Une dernière pique parce que tu le vaux bien
Elle ne vient que de moi, qui ne suis qu’un vaurien
Et comme on dit, qui aime bien châtie bien
Je t’ai châtié très fort, mais rassure toi c’est la fin.

18 ans héloïse
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